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Mon rejet et avis sur la pilule contraceptive

C’est un article qui me tient à coeur depuis un petit moment. Je ne suis pas médecin et je n’estime pas détenir toutes les réponses mais je tenais à vous livrer ma vision des choses sur la pilule contraceptive grâce à mes lectures, des analyses scientifiques que j’ai pu consulter ainsi que mes propres expériences. Ce petit comprimé que les femmes prennent depuis des années sans se poser de question est devenu un automatisme qui n’est pas sans conséquence pour la santé. Je tenais à ce que chacune d’entre vous puisse en apprendre un petit peu plus et je vous invite à poursuivre vos recherches et à être curieuses… car ce que vous mettez chaque jour dans votre corps est important !

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Comment fonctionne la pilule contraceptive ? 

La plupart des pilules associent deux types d’hormones, identiques à celles produites par la femme : l’œstrogène et la progestérone, hormones participant au cycle de la femme. Les différentes marques de pilules contiennent des quantités différentes d’œstrogènes et de progestatif. Il existe des pilules œstroprogestatives, qui contiennent des doses d’œstrogènes et de progestatifs, et des pilules progestatives, qui contiennent uniquement des progestatifs.

Quel que soit le mode d’administration, le système est toujours le même. Afin d’être efficace la pilule doit d’abord traverser l’acidité de l’estomac et le métabolisme du foie. Ainsi après le passage dans ces organismes, seulement 40% de la dose prise reste active. Pour empêcher l’ovulation, les doses d’hormones prises sont donc 20 à 50 supérieures à celles fabriquées par les ovaires… Imaginez tous ces hormones ingérés pour bloquer seulement quelques jours de fécondité.

De plus les pilules affirmant permettre de réguler les « règles » ou de les diminuer sont mensongères car avec les hormones artificielles, les règles le sont aussi ! Alors oui les douleurs disparaissent car les règles aussi, mais quant à l’argument « je préfère avoir mes règles cela me rassure », sachez que c’est exactement ce que les laboratoires ont voulu conserver afin de ne pas vous faire paniquer, mais cela n’est plus une « preuve » que vous n’êtes pas enceinte.

Quels sont les choses à savoir avant de la prendre ? 

Ils existent de nombreux effets secondaires et contre-indications qui ne sont que rarement expliqués par les médecins ou lus sur les notices de la boite du médicament.

  • perturbation de la libido : non ce n’est pas dans la tête mais bien dans le corps, car les quelques jours prévus de fécondation et de pics de libido prévus à cet effet ne sont plus présents.
  • fatigue, instabilité émotionnelle, migraines.
  • candidose : oui mesdames les mycoses aiment se loger dans vos parties intimes toutes propres et sèches car la flore est souvent perturbée avec la pilule.
  • anxiété, insomnies, irritabilité ou au contraire apathie.
  • acné, poils plus nombreux ou perte de cheveux (surtout avec la progestérone)
  • cholestérol et hypertension (pas de souci les labos vous donneront des médicaments voyons!)
  • rétention d’eau et prise de poids.
  • tumeurs bénignes du sein ou du foie.
  •  kystes aux ovaires.
  • IST et MST plus facilement développées.
  • risque de cancer du sein et de l’uterus plus élevé.
  • problèmes cardiovasculaires, phlébites… (multiplié si vous fumez)
  • et bien d’autres…

Et pour les vegans, sachez mesdemoiselles que certains laboratoires utilisent de l’urine animale (principalement de la jument) pour synthétiser les hormones… Pas jojo que cela soit ce procédé ou de la synthèse chimique et mystérieuse.

Pourquoi ai-je décidé de l’arrêter ? 

Au delà de m’intéresser à une médecine plus douce et naturelle, j’ai tout de même un lourd passif avec les hormones. J’ai commencé à en prendre à 16 ans avec le premier amoureux, je l’ai changé une ou deux fois à cause de migraines. J’ai pris énormément de poids et de cellulite, chose que je regretterai pendant longtemps. Je faisais déjà quelques cystites à l’époque et cela ne m’a pas aidé pour la suite.

Puis je l’ai arrêté pendant un an de célibat. Je l’ai ensuite reprise et je suis passée à l’implanon. Comme prévu plus du tout de « règles » pendant 2 ans. Ah ça oui pour la jeunesse c’est agréable ! Mais avec du recul c’est également là que mes cystites sont revenues de plus belle et que ma flore a continué à se dégrader… Au bout d’un moment les saignements reviennent et ne s’arrêtent pas. J’ai alors retiré l’implant et repris la pilule pour finalement l’arrêter de nouveau pendant un an de célibat. J’ai également découvert à cette période que je faisais de l’hypothyroïdie, que je n’avais pas avant, rien de sérieux mais tout de même à surveiller…

Etrangement lors de mes phases de célibat je n’avais pas de souci de santé particulier, tout se passait plutôt bien. C’est alors que le dernier chéri en date est arrivé et avec lui la reprise de la pilule. Une progestative seulement, « pour voir » si je supporte mieux les hormones, si les cystites sont toujours présentes… Cela a été le dernier coup de couteau porté à mon intimité. Je vivais un enfer, je prenais des antibiotiques, ma flore était devenue un champ de bataille et mon couple souffrait atrocement de tout cela (si je suis capable de mettre tout cela sur la table aujourd’hui c’est vraiment car cela m’a touché et je ne le souhaite à personne). La dernière maladie diagnostiquée avant l’arrêt final a été une vestibulodynie. Et ce qui me rendait malheureuse c’est que aucun médecin n’a su faire de parallèle, ne s’est posé de questions ou n’a remis à un moment en cause ma contraception.

Quels changements après l’arrêt ? 

Il aura fallu quelques semaines pour que ma flore redevienne normale, que les douleurs disparaissent, que ma libido se rééquilibre et que ma vie puisse redevenir beaucoup plus belle. Alors oui nous devons passer par la case préservatif pour le moment, mais quelle comparaison face à la situation connue juste avant remplie de douleurs, d’inconforts et de traumatismes ?

Je ne vais pas vous mentir, quand le corps se remet en route c’est un peu comme s’il vous disait « tiens ma cocotte tu l’as bien mérité après m’avoir mis en pause pendant tant d’années ! ». C’est à dire de l’acné hormonale en veux-tu en voilà, des douleurs de règles pas très jojo et des crampes le jour de l’ovulation pas très funky. Mais je ne regrette en rien ma décision et je préfère de loin quelques douleurs et boutons naturels plutôt que tout ce que j’ai pu subir auparavant !

Plus d’un an après – je ne l’ai toujours pas reprise, je souhaite éventuellement mettre un stérilet au cuivre mais les différents sons de cloche me déstabilisent un peu je l’avoue. De plus pendant cette dernière année, mes règles ont été (très) douloureuses, à me demander si je n’avais pas de l’endométriose. Depuis deux mois, cela se calme, comme si la période d’un an était vraiment symbolique. Ou peut-être est-ce ma façon de m’alimenter ou de vivre mon cycle différemment avec plus de sagesse et de recul. 

Quels sont les réels dangers pour la santé ?

Au delà des effets secondaires cités plus hauts, j’aimerais vraiment que chacune soit consciente que tant d’hormones et de modifications ce n’est pas bénin. De nombreuses études ont prouvé que le risque de cancer du sein, des ovaires et du col de l’utérus augmentent significativement avec la prise de la pilule. D’autant plus si vous fumez, êtes stressée, avez une alimentation peu saine et vivez dans un environnement peuplé de perturbateurs endocriens (comme c’est souvent le cas de nos jours).

Quelles sont les alternatives ? 

Malheureusement il n’existe pas encore de pilule miracle sans risque. Les deux solutions les plus connues que nous avons aujourd’hui reste le DIU au cuivre ainsi que le préservatif. Je sais que certaines d’entre-vous souffrent d’endometriose et dans ce cas la pilule est toujours favorisée et je peux le comprendre. Mais n’hésitez pas à en parler à votre médecin afin de trouver la meilleure solution pour vous. Et si ce dernier vous regarde en levant les yeux au ciel et en ne prenant pas en considération vos inquiétudes, alors je vous en prie, changez-en !

Mais le DIU au cuivre est-il possible avant d’avoir eu des enfants ? 

J’ai moi même décidé de mettre un stérilet au cuivre lorsque je me sentirai prête. J’ai souhaité plusieurs mois entre l’arrêt de la pilule et ce dernier car comme je l’ai mentionné, le corps met un temps à se rééquilibrer et j’ai préféré ne pas aller trop vite et de ne pas tout faire en même temps.

Le DIU au cuivre peut allonger la durée des règles. Mais si vos règles sont courtes et peu abondantes, la différence sera imperceptible. Dans certains cas il n’est pas possible de le poser : les femmes ayant une malformation de l’utérus, ayant un cancer du col de l’utérus ou de l’endomètre, ou encore porteuses d’une IST ou infection particulière, afin de ne pas prendre de risque d’inflammation.

Sachez mesdemoiselles qu’il est tout à fait possible de le mettre si vous n’avez pas eu d’enfants. Et non cela ne sera pas plus dangereux pour votre fertilité, les cas de complications sont très rares et surveillés. De plus prendre la pilule pendant des années n’est pas d’une grande aide non plus…

Pourquoi la France est-elle le pays le plus consommateur de pilules ?  

Plus de 41% des Françaises utilisent aujourd’hui cette méthode contraceptive hormonale, car dans notre pays le marketing a plutôt bien fonctionné. La révolution féminine, l’indépendance de la femme, les discours rassurant des entreprises fabricantes… tout cela a contribué à ce que nous fassions confiance les yeux fermés à ceux qui les produisent.

Le ministère de l’éducation a également été complice afin d’aider les groupes pharmaceutiques à étendre leur territoire de distribution, grâce au Pass contraception, aux distributions gratuites dans les collèges et lycées en affirmant vouloir aider les jeunes à faire face à leur sexualité et avec le but de faire baisser le nombre d’IVG (étrangement ce dernier n’a pas beaucoup bougé car les moeurs ont aussi évolué et les prises de consciences sont parfois trop tardives…)

Au Japon au contraire, la pilule n’est utilisée que par 1% de la population, car dans ce pays si on prend un médicament c’est que l’on est malade et point final 🙂
 

Et pour l’environnement alors ? 

Oui car la pilule n’abime pas que notre santé mais également la planète ! Avec toutes ces hormones ingurgitées chaque jour, elles se retrouvent dans nos urines et également dans la nature… que cela soit dans l’eau des rivières ou dans les stations d’épurations. Dans le cas numéro 1, on assiste à une féminisation des poissons mâles, imaginez le changement pour eux et dans nos assiettes après des années de modifications. Et dans le cas numéro 2 les hormones se retrouvent dans l’eau de notre robinet, que monsieur boit au quotidien, cela crée alors des problèmes d’impuissances et de fertilité. Parlez-en à monsieur la prochaine fois qu’il vous demandera de prendre la pilule !

Que lire pour aller plus loin ? 

Je termine cet article en vous rappelant encore une fois que je n’ai pas la science infuse, que c’est un sujet qui me tient à coeur car j’ai vécu des expériences particulières, que je vois mes amies qui continuent de la prendre et de fumer un paquet par jour sans vraiment mesurer les conséquences et que nous avons toutes le droit de nous informer sur notre santé et notre bonheur. J’espère que cela vous aidera dans votre démarche et n’hésitez pas à laisser en commentaire vos questions ou témoignages 🙂

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