Browsing Tag

philosophie

Mon bouddhisme, ma philosophie

J’avais envie de partager ma philosophie de vie avec vous, vous expliquer ma façon de penser et de vivre afin que peut-être cela puisse peut-être vous inspirer ou interpeller. Je ne vis pas le bouddhisme comme une religion (qui n’en est pas une d’ailleurs) mais comme un chemin de vie, avec ses principes et son histoire. Ce que j’aime dans le bouddhisme c’est que rien n’est figé, tout peut être (et doit) être remis en question à chaque instant.

20161119_165418

Quelle est l’origine du bouddhisme en quelques mots ?

Il s’appelait Siddharta Gautama, jeune prince au pied de l’Himalaya, il aperçoit très jeune la souffrance et fait l’expérience de la compassion. Puis fatigué de sa vie de luxe, il décide de partir, découvre que la vie n’est que souffrance et que pour vivre heureux il faut absolument s’en détacher. Il entreprend alors à 29 ans une retraite dans la forêt où il s’astreint à l’ascèse la plus totale mais après 5 années de jeûne et de mortification il s’évanouit et prend conscience que seule la voie du Milieu est la solution. Puis lors d’une méditation il se confronte à des démons qui tentent de l’éloigner de son chemin et après cette bataille sa victoire contre l’ignorance est remportée, Siddharta devient le Bouddha « éveillé ».

Quelles sont les Quatre Vérités du bouddhisme ?

  • La vie humaine est souffrance : l’important n’est pas de la fuir mais de la reconnaitre et de l’affronter.
  • Poser le diagnostic de la souffrance : trouver son origine, ne pas être ignorant pour voir plus clair. L’ignorance entraine également vers l’attachement et donc l’insatisfaction.
  • Nous pouvons la guérir par choix : soit nous fuyons, soit nous nous résignons passivement, soit nous camouflons et soit nous décidons enfin de la voir et de l’accepter.

Et la quatrième Vérité ?

Il s’agit de l’octuple sentier qui permet d’arriver à la guérison. Pour faire plus simple, ce sont les préceptes du bouddhisme que j’essaye de suivre chaque jour pour ne pas me laisser aveugler par la souffrance et pour rester sur la Voie du milieu (et du bonheur selon moi).

  1. La Vue juste : ne pas se laisser aveugler par l’ignorance, nous interroger constamment sur nos actes et leurs conséquences.
  2. L’Intention juste : par la maîtrise de nos émotions, savoir ce qui précède et suit chacune de nos actions.
  3. La Parole juste : peser ses mots, éviter de mentir, d’être médisant, être conscient que chaque parole a un impact.
  4. L’Action juste : ne pas tuer d’être vivant (d’où mon végétarisme en partie) et ne pas prendre ce qui ne nous a pas été donné (ne pas voler).
  5. Les Moyens d’existence juste : ne pas faire de métier qui peuvent nuire à autrui.
  6. L’Effort juste : combattre sans cesse la colère, l’attachement l’illusion grâce à la compassion, l’amour et l’altruisme.
  7. L’Attention juste : percevoir l’instant présent, ne pas ruminer le passé ni se projeter dans le futur.
  8. La Concentration juste : elle se développe grâce à la méditation au quotidien.

Quelle est l’importance de l’ego ?

L’ego se manifeste à chaque fois que l’on nous trahit, on nous ment, on nous fait faux bond, on nous blâme pour quelque chose… Avez-vous remarqué que dans ce genre de situation nous avons tendance à ressentir de la colère, de la jalousie, de la trahison ? C’est à ce moment là que l’ego fait surface, et ce sont des sentiments qui ne représentent pas ce que nous sommes, il faut apprendre à reconnaitre ce genre de situation et méditer dessus.

Quelle est la clé la plus importante selon moi ?

Le bouddhisme nous apprend que chaque être humain souffre tout au long de sa vie. Une fois que l’on comprend ça, cela peut changer deux choses très importantes.

Si une personne réagit de façon blessante c’est qu’elle souffre, au lieu de me formaliser là dessus je décide de comprendre sa souffrance, de ne pas la blâmer et d’éprouver de la compassion. Cela aura donc un second impact sur moi-même, j’évite que l’ego et les sentiments néfastes prennent le dessus, j’accepte que tout est impermanent, que la situation ne durera pas, que mes émotions vont s’apaiser, que le ressenti de cette personne aussi changera et donc je ne me formalise pas et prend davantage de recul.

Pourquoi la méditation est-elle si importante ?

La méditation permet de prendre le temps de se recentrer. L’idée n’est pas de ne pas penser, au contraire il faut identifier ses pensées et revenir au souffle. Lorsque l’on médite on prend de la hauteur sur nos émotions, sur ce qu’il se passe dans notre vie, sur l’instant présent, etc. Autant de notions importantes pour le bouddhisme et dans la vie de tous les jours.

Suis-je vraiment bouddhiste ?

Je ne peux pas vraiment affirmer cela, j’estime que le chemin est encore long. Il faudrait que je prenne le temps de méditer régulièrement dans un centre et que j’entreprenne un apprentissage plus poussé de tout cela. Mais j’ai choisi cette philosophie pour m’accompagner dans la vie. Depuis que je suis consciente de tout cela, je suis plus en paix et en harmonie avec moi-même, cela m’aide à ne plus tomber dans les extrêmes comme j’ai pu le faire avant, à affronter ma souffrance sans la fuir, à être là avec compassion pour mon entourage même lorsque cela n’est pas facile.

« Le bonheur n’est pas au bout du chemin, le chemin est le bonheur »

Quelques lectures pour aller plus loin :

Le Bouddhisme – Pour les nuls

Bouddhisme au quotidien – Nathalie Chassériau

Comment pratiquer le bouddhisme ? – Dalaï Lama

Comment être bouddhiste ? – Fabrice Midal

>>> Et le super article de ma jolie La ptite noisette sur Le bouddhisme : oui mais comment ?

Cet article vous a plu ? N’hésitez pas à l’épingler sur Pinterest ! 

Faire des choix pour être heureux

Beaucoup de gens dans la vie n’aiment pas faire des choix. Peur de se tromper, d’aller dans la mauvaise direction, de blesser quelqu’un ou de se blesser soi-même. Pourtant faire des choix n’est ce pas ce qui détermine notre vie et donc notre bonheur ?

Beaucoup de gens se répètent souvent que ce n’est pas de leur faute s’ils sont malheureux, c’est à cause de leur santé, de leur travail, de leur environnement familial, de leur mode de vie, etc. Mais notre condition humaine d’Être conscient et réfléchi ne nous amène t-il pas par nature à choisir notre voie et non à la subir ? Je suis plutôt partisane de la première option, et je voulais en discuter avec vous en quelques points.

14610978_10154683980063836_6521871490526007256_n

Le choix de changer de travail 

Souvent lorsque nous écoutons les gens parler, le travail est souvent la cause première d’insatisfaction. Le système éducatif français étant fait de telle manière à nous demander ce que l’on veut faire dès le lycée, de faire des choix par défaut ou encore pour satisfaire nos parents. Mais ces choix sont-ils assumés quelques années plus tard ? Et si oui, l’idée que l’on se faisait du métier est-elle conforme à nos attentes ?

La plupart des gens et peut-être davantage ma génération (Y), se rendent de plus en plus compte que ce qu’on leur a vendu n’était pas ce à quoi ils aspiraient. Mais alors comment justifier des années d’études aux frais de papa et maman ? Comment accepter de rembourser un prêt qui au final ne « nous mène à rien ». Je pense qu’il faut déjà accepter que tout cela n’est pas vain et fait partie d’un chemin de réflexion que la vie nous a enseignée. Comment savoir que l’on aime pas un plat si on ne le goûte jamais ?

Mais le plus difficile sera alors d’accepter ce ressenti, d’écouter les messages de son corps et de son instinct. Nous sommes au travail 5 jours sur 7, pendant une quarantaine d’année… n’est ce pas la chose la plus importante qu’il soit ? Mais attention également à ne pas faire de choix impulsif irraisonné, nous avons tous besoin de nous loger et de nous nourrir, le mal-être peut parfois être intense et nous pousser à prendre des virages que nous pourrions regretter (j’ai voulu être soigneur animalier à une époque et quand j’y repense heureusement que je me suis calmée !).

L’important est de faire une pause dans notre rythme effréné, réfléchir, prendre du recul, analyser ce qui nous plait et ce qui ne nous plait plus, ce que l’on aime faire, les différentes options de formations, afin d’envisager un changement de poste, une reconversion ou qui sait… un voyage initiatique sabbatique.

Le choix de changer d’environnement social

Et lorsque je parle de cela, il peut s’agir de notre compagnon, notre cercle d’amis, ou certaines connaissances. Qui sait mieux que nous, le ressenti que nous avons envers certaines personnes ? Il n’est pas toujours facile d’accepter que notre meilleur ami depuis des années a évolué dans un sens que l’on ne comprend plus, que les déceptions s’enchainent et que le lien est brisé. Pas facile d’accepter que nos valeurs sont devenues trop lointaines de celles de notre groupe d’amis, qui nous juge sans cesse et ne nous rend plus vraiment heureux et en phase avec notre Moi intérieur. Et enfin, pas facile d’accepter que la personne avec qui l’on est en couple depuis des années ne nous convient plus et ne nous rend plus heureux.

Les raisons qui bloquent ces changements sont souvent les mêmes : peur se de retrouver seul, peur de blesser, peur de se blâmer ou de le regretter. Pourtant c’est aussi dans ces moments là que la vie nous envoie de profonds signaux que nous ne pouvons ignorer, ou que notre corps choisit de developper une pathologie pour nous avertir que notre esprit n’est plus en phase avec notre âme. Il ne tient alors qu’à nous de faire un petit pas et de couper le cordon pour entamer une libération…

Le choix d’améliorer sa santé 

La santé est souvent un allié de choix lorsqu’il s’agit de se créer des excuses. Je le sais j’ai longtemps utilisé différents maux pour me justifier de ne pas aller à certaines soirées, de ne pas m’engager dans certaines actions ou pour expliquer ma façon d’être à mon entourage. Le problème c’est qu’en utilisant les pathologies en notre faveur, cela finit toujours par se retourner contre nous. Répétez à quelqu’un tous les jours « tu es malade » et il finira par se convaincre qu’il est malade et certainement developper une vraie pathologie à terme.

De plus lorsque le corps nous lance de véritable signaux, des douleurs, nous avons alors deux choix : les ignorer et continuer tête baissée ou les amplifier en nous plaignant constamment de ces derniers. Je pense que les deux options sont mauvaises. Dans le premier cas c’est ignorer des appels de notre âme, de notre inconscient, qui essaye certainement de nous faire passer un message et nous remettre sur la voie du bonheur serait dommage, alors pourquoi l’ignorer ? Dans le deuxième cas, cela se rapproche de ce que j’énonçais précédemment, à force de se plaindre et d’avoir un discours négatif, l’esprit ne peut pas vous aider à guérir. Pourquoi pensez-vous que les placebos soient si efficaces ? Pourquoi pensez-vous que la méditation, la sophrologie et la pensée positive ont démontré de réels pouvoirs sur la guérison de pathologies lourdes ? Le pouvoir de l’esprit est bien plus puissant que vous ne voulez l’accepter…

Enfin lorsqu’une maladie se déclare, c’est aussi un signal du corps pour nous mettre en garde sur son mauvais fonctionnement. Là encore deux options : ignorer ou rechercher la cause. Souvent le problème viendra de l’alimentation, du mode de vie, du manque d’exercice, des toxines accumulées, etc. Il ne tient alors qu’à vous de prendre votre santé en main et d’entamer de profonds changements pour être mieux dans votre corps et donc par logique dans votre vie.

Le choix de faire un travail sur soi 

Enfin je voulais aborder quelque chose de plus abstrait, notre caractère, nos habitudes, nos bagages du passé, nos angoisses… Tout ce qui nous définit en tant qu’être humain unique, doté d’une âme, d’un cerveau et d’un corps. Le souci c’est que les 3 fonctionnent en alliance, et que lorsqu’un caillou vient s’immiscer dans un des rouages, la machine a du mal à redémarrer.

Là encore nous avons le choix : soit vous décidez que c’est comme ça et que cela finira bien par s’arranger tout seul et que vous ne voulez pas perdre de temps sur « des conneries de développement personnel » ; ou alors vous prenez le temps de faire un travail sur vous-même, de vous faire aider s’il le faut avec l’aide d’un thérapeute (en qui vous avez confiance c’est important), d’en parler avec un proche, ou encore votre famille.

Comme le disait Lao Tseu : « le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur est le chemin ». Le bonheur n’est pas une finalité, c’est quelque chose que l’on vit par petits bouts et au quotidien dans notre vie. C’est quelque chose que l’on peut décider de vivre à travers la méditation, le yoga, le sport, nos amis, les échanges avec les autres, le travail, le partage, le don de soi, l’art… ou que l’on peut rechercher toute sa vie en se fixant des objectifs tout au long du parcours qui ne nous satisferons jamais vraiment.

Tout cela est évidement mon point de vue, je ne donne aucune leçon et j’avais envie de partager ma vision des choses avec vous, car c’est aussi comme cela que j’avance sur le chemin du bonheur, en me remettant en question avec vous 🙂

Cet article t’a aidé ? N’hésite pas à l’épingler sur Pinterest !