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Accepter l’impermanence de la vie pour être heureux

Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement.” Bouddha.

 

En tant que grande nostalgique, accepter l’impermanence de la vie a été et est toujours un de mes plus grands challenges. La prise de conscience que les choses ne durent pas est souvent la cause d’une grande souffrance. Lorsque l’on vit un intense moment de bonheur et que cela change, on en souffre : abandonner des instants agréables pour autre chose, n’est jamais simple.

Les fleurs fanent, la jeunesse devient vieillesse, une rencontre peut finir en séparation, un gain peut entrainer une perte… Tous ces éléments sont facteurs de souffrance, car nous avons du mal à accepter ce changement continuel qu’est notre vie.

Car au fond lorsque nous réfléchissons, nous-mêmes, nos pensées, nos émotions, mais également les éléments extérieurs, n’ont pas de substance, car tout change à chaque instant. Cette intégration de la non substance est très présente dans le bouddhisme, ils l’appellent la vacuité, l’absence du soi

1. Le détachement matériel

Lorsque nous réalisons que rien ne dure et que tout cela n’a pas grande importance pour notre réalisation et notre bonheur, alors nous nous détachons davantage des biens matériels. Bien sûr je ne vous dis pas de tout jeter par les fenêtres, mais accepter l’impermanence permet de consommer moins et mieux. As-tu vraiment besoin d’une 21ème paire de chaussures ou combles-tu quelque chose ? Est-ce que la perte de ce petit bijou doit justifier cet état de colère (momentané oui, pendant des jours je ne suis pas certaine…) ? Prendre du recul sur cela permet de changer sa vision des choses et d’installer une sorte d’apaisement dans la consommation quotidienne.

2. Vivre mieux l’instant présent 

Accepte que le futur est passé, que tu ne peux rien y changer et que le futur n’est pas encore là, qu’il ne sert à rien de faire des suppositions. Lorsque l’on cesse de se projeter avant et après, on apprécie d’autant plus l’instant présent. Et vivre le moment présent est la plus grande source de bonheur car notre cerveau emmagasine davantage d’émotions et de souvenirs. Même si ce n’est pas simple au début, une gymnastique peut permettre de modifier ce comportement : à chaque fois que tu te sens ailleurs, regarde autour de toi, trouve la beauté dans chaque chose, essaye d’avoir de la gratitude dans tout ce que tu possèdes et comprends qu’une fois le moment passé, tout cela ne sera qu’un souvenir… Il serait dommage de ne pas en profiter n’est-ce pas ? 

3. Accepter ses émotions 

Reconnaitre l’impermanence c’est aussi reconnaitre le flot de nos émotions. Pourquoi être en colère de ressentir de la tristesse ? Pourquoi être triste de ne pas être très joyeux ? Se rajouter une couche émotionnel car nous en ressentons une autre est un vrai casse tête ! Alors respire, prend du recul, accueille cette émotion, car dans quelques minutes, heures ou jours… elle ne sera plus là ! Tes émotions ne te définissent pas, elles ne sont que de passage, comme tout le reste dans ta vie. Lorsque tu comprends cela, tu es davantage bienveillant envers toi-même et les autres (car eux aussi peuvent parfois te blesser), et la vie est d’autant plus belle

4. Vaincre la dépendance affective 

Accepter le mouvement de la vie te permettra également de te détacher de ton entourage. Intègre que ton partenaire amoureux est là, qu’il contribue à ton bonheur, mais que rien n’est figé et que tout peut changer d’un instant à l’autre. Bien sûr il peut partir, mais toi aussi ! Intégrer cette impermanence t’aidera à t’aimer autant que tu l’aimes, à nourrir l’autre sans l’étouffer et à rebondir si l’occasion se présente. Avec tes amis et la famille c’est la même chose : des amitiés s’effritent avec la distance, le temps et les occasions ; les générations plus âgées nous quittent et laissent la place aux plus jeunes. Comprendre le cycle de la vie et le mouvement des relations sociales permet avant tout de ne plus vivre à travers les autres mais bien de grandir grâce à eux, et non plus dans le besoin de ces derniers. 

5. Être plus épanoui

L’impermanence entraine son lot de surprises, dans le travail, les relations affectives, les activités… Lâcher prise et ne plus tout planifier à l’avance (car tout change tout le temps !) permet de laisser la place aux synchronicités et aux événements inattendus et heureux. Se détacher de son travail et de sa carrière est aussi source de bonheur, car au fond, s’attacher de trop près aux résultats et à son ascension vers la victoire est-ce bien source de bien-être ? Comprendre que la vie est en perpétuel mouvement et accepter que rien ne dure te permettra de ressentir une émotion de plénitude que tu ne retrouveras pas ailleurs, et que certains appellent l’éveil

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Mon bouddhisme, ma philosophie

J’avais envie de partager ma philosophie de vie avec vous, vous expliquer ma façon de penser et de vivre afin que peut-être cela puisse peut-être vous inspirer ou interpeller. Je ne vis pas le bouddhisme comme une religion (qui n’en est pas une d’ailleurs) mais comme un chemin de vie, avec ses principes et son histoire. Ce que j’aime dans le bouddhisme c’est que rien n’est figé, tout peut être (et doit) être remis en question à chaque instant.

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Quelle est l’origine du bouddhisme en quelques mots ?

Il s’appelait Siddharta Gautama, jeune prince au pied de l’Himalaya, il aperçoit très jeune la souffrance et fait l’expérience de la compassion. Puis fatigué de sa vie de luxe, il décide de partir, découvre que la vie n’est que souffrance et que pour vivre heureux il faut absolument s’en détacher. Il entreprend alors à 29 ans une retraite dans la forêt où il s’astreint à l’ascèse la plus totale mais après 5 années de jeûne et de mortification il s’évanouit et prend conscience que seule la voie du Milieu est la solution. Puis lors d’une méditation il se confronte à des démons qui tentent de l’éloigner de son chemin et après cette bataille sa victoire contre l’ignorance est remportée, Siddharta devient le Bouddha « éveillé ».

Quelles sont les Quatre Vérités du bouddhisme ?

  • La vie humaine est souffrance : l’important n’est pas de la fuir mais de la reconnaitre et de l’affronter.
  • Poser le diagnostic de la souffrance : trouver son origine, ne pas être ignorant pour voir plus clair. L’ignorance entraine également vers l’attachement et donc l’insatisfaction.
  • Nous pouvons la guérir par choix : soit nous fuyons, soit nous nous résignons passivement, soit nous camouflons et soit nous décidons enfin de la voir et de l’accepter.

Et la quatrième Vérité ?

Il s’agit de l’octuple sentier qui permet d’arriver à la guérison. Pour faire plus simple, ce sont les préceptes du bouddhisme que j’essaye de suivre chaque jour pour ne pas me laisser aveugler par la souffrance et pour rester sur la Voie du milieu (et du bonheur selon moi).

  1. La Vue juste : ne pas se laisser aveugler par l’ignorance, nous interroger constamment sur nos actes et leurs conséquences.
  2. L’Intention juste : par la maîtrise de nos émotions, savoir ce qui précède et suit chacune de nos actions.
  3. La Parole juste : peser ses mots, éviter de mentir, d’être médisant, être conscient que chaque parole a un impact.
  4. L’Action juste : ne pas tuer d’être vivant (d’où mon végétarisme en partie) et ne pas prendre ce qui ne nous a pas été donné (ne pas voler).
  5. Les Moyens d’existence juste : ne pas faire de métier qui peuvent nuire à autrui.
  6. L’Effort juste : combattre sans cesse la colère, l’attachement l’illusion grâce à la compassion, l’amour et l’altruisme.
  7. L’Attention juste : percevoir l’instant présent, ne pas ruminer le passé ni se projeter dans le futur.
  8. La Concentration juste : elle se développe grâce à la méditation au quotidien.

Quelle est l’importance de l’ego ?

L’ego se manifeste à chaque fois que l’on nous trahit, on nous ment, on nous fait faux bond, on nous blâme pour quelque chose… Avez-vous remarqué que dans ce genre de situation nous avons tendance à ressentir de la colère, de la jalousie, de la trahison ? C’est à ce moment là que l’ego fait surface, et ce sont des sentiments qui ne représentent pas ce que nous sommes, il faut apprendre à reconnaitre ce genre de situation et méditer dessus.

Quelle est la clé la plus importante selon moi ?

Le bouddhisme nous apprend que chaque être humain souffre tout au long de sa vie. Une fois que l’on comprend ça, cela peut changer deux choses très importantes.

Si une personne réagit de façon blessante c’est qu’elle souffre, au lieu de me formaliser là dessus je décide de comprendre sa souffrance, de ne pas la blâmer et d’éprouver de la compassion. Cela aura donc un second impact sur moi-même, j’évite que l’ego et les sentiments néfastes prennent le dessus, j’accepte que tout est impermanent, que la situation ne durera pas, que mes émotions vont s’apaiser, que le ressenti de cette personne aussi changera et donc je ne me formalise pas et prend davantage de recul.

Pourquoi la méditation est-elle si importante ?

La méditation permet de prendre le temps de se recentrer. L’idée n’est pas de ne pas penser, au contraire il faut identifier ses pensées et revenir au souffle. Lorsque l’on médite on prend de la hauteur sur nos émotions, sur ce qu’il se passe dans notre vie, sur l’instant présent, etc. Autant de notions importantes pour le bouddhisme et dans la vie de tous les jours.

Suis-je vraiment bouddhiste ?

Je ne peux pas vraiment affirmer cela, j’estime que le chemin est encore long. Il faudrait que je prenne le temps de méditer régulièrement dans un centre et que j’entreprenne un apprentissage plus poussé de tout cela. Mais j’ai choisi cette philosophie pour m’accompagner dans la vie. Depuis que je suis consciente de tout cela, je suis plus en paix et en harmonie avec moi-même, cela m’aide à ne plus tomber dans les extrêmes comme j’ai pu le faire avant, à affronter ma souffrance sans la fuir, à être là avec compassion pour mon entourage même lorsque cela n’est pas facile.

« Le bonheur n’est pas au bout du chemin, le chemin est le bonheur »

Quelques lectures pour aller plus loin :

Le Bouddhisme – Pour les nuls

Bouddhisme au quotidien – Nathalie Chassériau

Comment pratiquer le bouddhisme ? – Dalaï Lama

Comment être bouddhiste ? – Fabrice Midal

>>> Et le super article de ma jolie La ptite noisette sur Le bouddhisme : oui mais comment ?

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