Hypersensible ou voir la vie plus intensément

Article invité rédigé par Julie.

Dans un monde où tout va toujours vite et que les informations nous parviennent instantanément, il se peut que nous nous sentions parfois vides ou engourdis. Mais alors que se passe-t-il ? Est-ce normal ?  Ne devrait-on pas être stimulé par tout cela et foncer malgré la peur qui nous accompagne ?

Un mot s’est alors posé en moi : Sensible. Ainsi j’ai essayé de nommer cette émotion, de définir la case dans laquelle elle s’est construite et ce fut : «  hypersensibilité ».

Ouch. Encore un mot qui fait peur et qui nous donne l’impression de sortir de la normalité. Mais arrêtons aujourd’hui avec les normes, avec l’avènement des réseaux sociaux et des mouvements libérés, nous avons la capacité de sortir de cette cadre dans lequel nous pensons être enfermés.

Pour tout vous dire, je ne comprenais pas ce qu’il se passait, je me disais que j’étais trop dans ma tête, que j’étais trop connectée aux autres, sans frontière. L’empathie me faisait défaut alors que cela pouvait être un vrai moteur.

Férue de développement personnel je me suis mise à lire des livres sur le sujet. Et un en particulier m’a frappé. Celui de Imi Lo intitulé « Hypersensible et heureux ». Je vous rassure, ce n’est pas un énième livre sur des conseils bateaux que personne n’applique. Ce livre possède une vraie approche sur le sujet et donne des pistes sérieuses qui ont résonné en moi comme un électrochoc. Rien d’étonnant pour quelqu’un d’hypersensible, non ?

Voici quelques pistes de réflexions sur cette état intérieur encore peu méconnu.

***

Ne soyons pas le caméraman mais l’acteur !

Premièrement, si dans la vie, nous nous détournons des émotions négatives alors nous nous détournons également des émotions positives. Cela a pour conséquence de nous transformer en spectateur de notre vie alors que nous pouvons en être acteur.

N’hésitons pas à solliciter de l’aide extérieure

Faire appel à quelqu’un d’extérieur est un soulagement, afin de lui parler de nos blessures d’enfance, nos injustices, lui raconter ce que cela fait de grandir dans un monde insensible. Il est intéressant d’employer le « je » et ne pas hésiter à donner des détails. Un véritable espace de guérison.

Ne blâmons pas l’éducation reçue

Si votre hypersensibilité n’a pas été accueillie dans la sphère familiale et que votre empathie s’est développée à cause de vos parents, sachez qu’ils ont eu les meilleurs intentions du monde. Leurs capacités limitées à leur propre enfance les ont peut-être rendus incapables de vous protéger. 

« Faire le deuil d’une enfance que l’ont a jamais eu » est la phrase qui m’a fait le plus sens et qui m’apprend la résilience.

Une règle d’or : le lâcher prise

En parlant de lâcher prise, il faut laisser à tout prix ce contrôle que l’on a tendance à avoir sur la réalité idéalisée en étant plus ouvert au présent. Puis ne pas essayer d’anticiper, en voulant contrôler ce que l’on fait et la façon dont on réagit face à notre réalité extérieure. 

Des outils pour nous accompagner

Il est aussi possible d’utiliser la visualisation et imaginer une bulle protectrice. Votre hypersensibilité ne doit pas être fardeau, car même si nous n’avons le contrôle sur nos émotions, nous avons le choix de nous protéger du mieux possible et de laisser passer les différentes vagues.

Faire des expériences, rencontrer des personnes inspirantes 

Vous pouvez aussi participer à des retraites (comme celle d’Aurore) pour rejoindre des personnes qui ont la même sensibilité que vous, aller à des conférences ou simplement vous créer un autel avec vos objets favoris qui vous rappellent ce que vous êtes et qui vous sécurisent. Rappelez-vous, vous n’est pas seul(e) !

Les maux peuvent être guérisseurs 

Une autre réflexion est sortie de ce livre, c’est le pouvoir des maux. Nos « maladies » visibles ou invisibles, ces blessures que nous avons en nous. Et bien elles nous montrent la voie de la guérison. J’y crois fort. Devenons notre meilleur ami, notre corps est notre véhicule.

Les choix ne sont pas définitifs

Une chose importante selon moi : la vie est impermanence. Dans le livre, l’auteur nous rappelle que les sentiments désagréables, les peines vont et viennent. Tout finit par passer. Résister à cela fait que perpétuer notre vision limitée que l’on a de nous mêmes.

Et surtout soyez ancrés

Je sais que cela n’est pas facile à appliquer au quotidien, mais vivre au moment présent est une attitude essentielle à adopter. N’hésitez pas à lire les livres de Christophe André, Eckart Tolle, Frédéric Lenoir ou encore Matthieu Ricard.

Nous sommes programmés pour croire que la vie est difficile. Notre cerveau habitué à nous protéger des dangers nous incite très souvent à nous battre face au monde. Constamment. Et cela peut être épuisant, alors n’oubliez pas chacun de ces conseils et votre capacité à traverser chacune de vos expériences en conscience.

Avec amour, Julie.

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2 Comments

  • Reply Maryne 22 septembre 2019 at 11 h 49 min

    Encore des mots qui raisonnent fort, merci Julie pour ce beau texte plein de réflexions

  • Reply Julie 1 octobre 2019 at 16 h 34 min

    Oh merci, je suis si contente qu’il t’ai plu ♥

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