De perfectionniste à optimaliste

J’ai découvert il y a quelques temps Tal Ben-Shahar, un ancien sportif puis étudiant en psychologie, devenu très reconnu dans le domaine de la psychologie positive et notamment du bonheur. Il donne maintenant des conférences suivies partout dans le monde sur ce sujet.

Je me suis intéressée à ses livres et j’ai dévoré « L’apprentissage de l’imperfection« . J’ai reconnu tellement de caractéristiques en mes amis et moi-même, dans différents domaines et à des degrés différents… nous sommes TOUS touchés par cette quête de la perfection et cela m’a profondément bouleversée.

Comment arriver à être heureux si l’on n’est pas capable de dépasser ce perfectionnisme handicapant ? Comment vouloir entamer une quête de développement personnel si l’on pose toujours la barre trop haut ? Et comment arriver à atteindre l’épanouissement si nous ne sommes jamais satisfait ?

Pour moi, ce sujet est l’un des plus importants et je pense que je le développerai à l’avenir de différentes façons et à travers différents outils. Vous pouvez déjà découvrir le podcast sur le livre ainsi qu’un extrait qui vous donnera j’espère l’envie de vous le procurer.

 

Échouer pour réussir 

Après 5 années d’études en communication, des investissements dans des écoles privées et un début de carrière dans ce domaine, j’aurais pu complètement m’effondrer lorsque je me suis rendue compte que cela n’était pas ma voie. De nature plutôt perfectionniste à la base, c’est pourtant mon corps tombé en panné du jour au lendemain qui m’a permis de me rapprocher du concept « optimaliste » et de prendre un virage à 180°

Dans la vie l’échec est inévitable, qu’il soit petit ou grand, c’est un aspect crucial de notre existence humaine. Si tu as peur de l’échec, tu n’atteindras jamais ton plein potentiel. Car « si l’on apprend pas à échouer, on échoue à apprendre ».

Avec la société moderne et la réussite matérielle à tout prix, nous oublions très souvent que ce n’est pas le plus important et que le bonheur passe d’abord par nous-même avant de se développer à travers nos relations, nos finances et notre parcours. C’est cette poursuite de l’épanouissement capitaliste qui nous invite à ne pas exprimer nos émotions, ne pas montrer nos faiblesses et vouloir être parfait.

Accepter le flot de la vie et ses émotions

Si tu penses que le bonheur est une succession de sentiments positifs, sache que c’est faux. Si tu penses qu’éprouver de la colère, de la peur ou de l’envie n’est pas normal, c’est faux également. Les seule personnes capables de ne pas ressentir tout cela sont les psychopathes. Tu n’en es pas un je crois ?

Si tu veux vivre une existence satisfaisante tu te dois de t’autoriser toute la gamme des sentiments, te donner la permission d’être humain. Ne pas les refouler afin de les accepter puis de les dépasser. Affronter ce qui nous fait le plus peur nous permet de surmonter cette peur (peut-être pas dès la première fois c’est vrai) et cette fierté ressentie par la suite est ce qui permet de t’apercevoir que la perfection n’est pas la solution, seule l’évolution compte.

 

Avancer pas à pas 

Si tu veux vivre une vie heureuse, tu dois également te donner des objectifs réalistes et être capable de savourer tes réussites. « Viser la lune » d’accord, mais passe d’abord par quelques étoiles. Ancre tes rêves dans la réalité et juge tes accomplissements à leur juste valeur, car tu le mérites.

De nombreuses études ont démontré que pour pouvoir développer le plein potentiel d’un projet, il est nécéssaire de trouver l’équilibre entre l’inaction et la surstimulation. C’est lorsque l’on arrive à mettre le curseur sur le juste milieu qu’il est agréable d’avancer dans notre vie et que la productivité s’en trouvera favorisée.

Le perfectionniste vise une existence parfaite et se condamne à la désillusion. Or il faudrait plutôt se poser la question « quelle est pour moi la meilleure existence possible » ? Car viser une perfection indéfinissable et en perpétuel changement n’amène qu’à la frustration et la procrastination.

 

Voici les 4 traits principaux du « perfectionniste »

  • Refuse l’échec : car il est persuadé que cela entrave sa poursuite de perfection et lui fait perdre du temps et de l’énergie. Il se compare aux autres et ne voit que ses défauts.
  • Refuse les émotions douloureuses : il pense que cela est synonyme de faiblesse, il préfère les refouler à l’intérieur de lui mais cela refoule également les émotions positives.
  • Refuse la réussite : il n’est jamais satisfait de ce qu’il atteint, voulant toujours faire mieux, plus haut et ne sait pas savourer ce qui lui revient.
  • Refuse la réalité : il n’accepte pas que sa vision des choses soit perturbée, a du mal à s’adapter aux changements et accepte difficilement les critiques (même constructives) de son entourage.

Voici les 4 traits dominants de « l’optimaliste » 

  • Accepte l’échec : il comprend que cela lui apprend des leçons et qu’il en sortira grandi, il arrive à prendre du recul et analyser ce qu’il peut changer et évoluer.
  • Accepte les émotions douloureuses : il verbalise ce qu’il ressent, seul ou le partage, accepte ce que cela produit en lui et passe plus facilement au dessus pour avancer.
  • Accepte la réussite : il est capable d’apprécier ce qu’il crée, ce qu’il obtient et savoure l’instant présent avant de vouloir aller plus loin.
  • Accepte la réalité : il est conscient du monde qui l’entoure, sait s’adapter et tirer parti des situations et de son comportement afin de s’améliorer.

 

Bien sûr que tu te retrouves dans tout cela et c’est bien normal. Ton éducation, tes croyances et la société t’ont façonné de manière à faire grandir en toi certains de ces mécanismes. Mais tu n’es pas à 100% perfectionniste ou optimaliste. De plus certains domaines de ta vie sont certainement plus touchés que d’autres : le travail, l’amour, l’amitié… Tout cela dépend d’expériences que tu as pu vivre.

Alors ne culpabilise absolument pas. Accepte avec bienveillance tes habitudes et émotions, car c’est le début d’une prise de conscience et d’un travail merveilleux.

Lâche prise et tout se passera bien tu verras.

Amour toujours.

 

Cet article t’a plus ? N’hésite pas à le partager sur Pinterest :

You Might Also Like

2 Comments

  • Reply Tiffany Buton 31 août 2017 at 6 h 56 min

    Bonjour Aurore,
    J’aime beaucoup ton article sur le livre « L’apprentissage du bonheur ». Ça m’a donnée envie de le lire.
    J’aime beaucoup cette idée de productivité optimale : un equilibre entre l’inaction et la sur-stimulation.
    Je le retrouve dans les 4 traits des gens dits perfectionnistes et notamment celui de ne pas savoir savourer, célébrer mes victoires et de me sentir responsables de mes échecs.
    J’ai lu un livre qui m’a beaucoup aidée à ce sujet : sur ma part de responsabilité.
    Ce livre c’est F*ck le développement personnel du Dr Bennett. Il dit qu’on a tendance à contextualiser nos victoires et à generaliser nos échecs et c’est l’inverse que l’on doit faire : contextualiser nos echecs et generaliser nos victoires.
    De plus, il parle des emotions douloureuses comme la colère, la jalousie… il explique que ces emotions seront toujours là, cela fait de nous des êtres humains (comme tu le dis si bien des non-psychopathes). On peut cependant apprendre à vivre avec. Il conseille de réfléchir à quel genre de personnes on veut être, quelles valeurs veut on incarner, quel genre de mère, de père, de soeur, d’ami, de collègue je veux être. C’est un peu comme un garde fou. Oui je ressens de la colère mais je choisis de ne pas laisser libre cours à cette colère.
    Le livre est un garde fou aux perfectionnistes, aux personnes en quête d’amelioration qui comporte pas mal de pièges douloureux.
    Merci aurore pour ce très bel article.
    As-tu prévu de lire d’autres livres sur le sujet ?
    Si tu aimes bien Tal Ben Shahar, le livre 3 kifs par jour de Florence Servan Shreiber en parle. C’est une femme qui a suivi l’enseignement de Tal Ben Shahar pendant un an et elle raconte son cheminement qui a duré un an. Très inspirant.
    Belle journée Aurore.
    Tiffany

    • Reply Bonheur au naturel 5 septembre 2017 at 13 h 55 min

      Génial merci beaucoup pour ton commentaire. Entre optimalistes on se soutient !
      Des bisous 🙂

    Leave a Reply