Faire des choix pour être heureux

Beaucoup de gens dans la vie n’aiment pas faire des choix. Peur de se tromper, d’aller dans la mauvaise direction, de blesser quelqu’un ou de se blesser soi-même. Pourtant faire des choix n’est ce pas ce qui détermine notre vie et donc notre bonheur ?

Beaucoup de gens se répètent souvent que ce n’est pas de leur faute s’ils sont malheureux, c’est à cause de leur santé, de leur travail, de leur environnement familial, de leur mode de vie, etc. Mais notre condition humaine d’Être conscient et réfléchi ne nous amène t-il pas par nature à choisir notre voie et non à la subir ? Je suis plutôt partisane de la première option, et je voulais en discuter avec vous en quelques points.

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Le choix de changer de travail 

Souvent lorsque nous écoutons les gens parler, le travail est souvent la cause première d’insatisfaction. Le système éducatif français étant fait de telle manière à nous demander ce que l’on veut faire dès le lycée, de faire des choix par défaut ou encore pour satisfaire nos parents. Mais ces choix sont-ils assumés quelques années plus tard ? Et si oui, l’idée que l’on se faisait du métier est-elle conforme à nos attentes ?

La plupart des gens et peut-être davantage ma génération (Y), se rendent de plus en plus compte que ce qu’on leur a vendu n’était pas ce à quoi ils aspiraient. Mais alors comment justifier des années d’études aux frais de papa et maman ? Comment accepter de rembourser un prêt qui au final ne « nous mène à rien ». Je pense qu’il faut déjà accepter que tout cela n’est pas vain et fait partie d’un chemin de réflexion que la vie nous a enseignée. Comment savoir que l’on aime pas un plat si on ne le goûte jamais ?

Mais le plus difficile sera alors d’accepter ce ressenti, d’écouter les messages de son corps et de son instinct. Nous sommes au travail 5 jours sur 7, pendant une quarantaine d’année… n’est ce pas la chose la plus importante qu’il soit ? Mais attention également à ne pas faire de choix impulsif irraisonné, nous avons tous besoin de nous loger et de nous nourrir, le mal-être peut parfois être intense et nous pousser à prendre des virages que nous pourrions regretter (j’ai voulu être soigneur animalier à une époque et quand j’y repense heureusement que je me suis calmée !).

L’important est de faire une pause dans notre rythme effréné, réfléchir, prendre du recul, analyser ce qui nous plait et ce qui ne nous plait plus, ce que l’on aime faire, les différentes options de formations, afin d’envisager un changement de poste, une reconversion ou qui sait… un voyage initiatique sabbatique.

Le choix de changer d’environnement social

Et lorsque je parle de cela, il peut s’agir de notre compagnon, notre cercle d’amis, ou certaines connaissances. Qui sait mieux que nous, le ressenti que nous avons envers certaines personnes ? Il n’est pas toujours facile d’accepter que notre meilleur ami depuis des années a évolué dans un sens que l’on ne comprend plus, que les déceptions s’enchainent et que le lien est brisé. Pas facile d’accepter que nos valeurs sont devenues trop lointaines de celles de notre groupe d’amis, qui nous juge sans cesse et ne nous rend plus vraiment heureux et en phase avec notre Moi intérieur. Et enfin, pas facile d’accepter que la personne avec qui l’on est en couple depuis des années ne nous convient plus et ne nous rend plus heureux.

Les raisons qui bloquent ces changements sont souvent les mêmes : peur se de retrouver seul, peur de blesser, peur de se blâmer ou de le regretter. Pourtant c’est aussi dans ces moments là que la vie nous envoie de profonds signaux que nous ne pouvons ignorer, ou que notre corps choisit de developper une pathologie pour nous avertir que notre esprit n’est plus en phase avec notre âme. Il ne tient alors qu’à nous de faire un petit pas et de couper le cordon pour entamer une libération…

Le choix d’améliorer sa santé 

La santé est souvent un allié de choix lorsqu’il s’agit de se créer des excuses. Je le sais j’ai longtemps utilisé différents maux pour me justifier de ne pas aller à certaines soirées, de ne pas m’engager dans certaines actions ou pour expliquer ma façon d’être à mon entourage. Le problème c’est qu’en utilisant les pathologies en notre faveur, cela finit toujours par se retourner contre nous. Répétez à quelqu’un tous les jours « tu es malade » et il finira par se convaincre qu’il est malade et certainement developper une vraie pathologie à terme.

De plus lorsque le corps nous lance de véritable signaux, des douleurs, nous avons alors deux choix : les ignorer et continuer tête baissée ou les amplifier en nous plaignant constamment de ces derniers. Je pense que les deux options sont mauvaises. Dans le premier cas c’est ignorer des appels de notre âme, de notre inconscient, qui essaye certainement de nous faire passer un message et nous remettre sur la voie du bonheur serait dommage, alors pourquoi l’ignorer ? Dans le deuxième cas, cela se rapproche de ce que j’énonçais précédemment, à force de se plaindre et d’avoir un discours négatif, l’esprit ne peut pas vous aider à guérir. Pourquoi pensez-vous que les placebos soient si efficaces ? Pourquoi pensez-vous que la méditation, la sophrologie et la pensée positive ont démontré de réels pouvoirs sur la guérison de pathologies lourdes ? Le pouvoir de l’esprit est bien plus puissant que vous ne voulez l’accepter…

Enfin lorsqu’une maladie se déclare, c’est aussi un signal du corps pour nous mettre en garde sur son mauvais fonctionnement. Là encore deux options : ignorer ou rechercher la cause. Souvent le problème viendra de l’alimentation, du mode de vie, du manque d’exercice, des toxines accumulées, etc. Il ne tient alors qu’à vous de prendre votre santé en main et d’entamer de profonds changements pour être mieux dans votre corps et donc par logique dans votre vie.

Le choix de faire un travail sur soi 

Enfin je voulais aborder quelque chose de plus abstrait, notre caractère, nos habitudes, nos bagages du passé, nos angoisses… Tout ce qui nous définit en tant qu’être humain unique, doté d’une âme, d’un cerveau et d’un corps. Le souci c’est que les 3 fonctionnent en alliance, et que lorsqu’un caillou vient s’immiscer dans un des rouages, la machine a du mal à redémarrer.

Là encore nous avons le choix : soit vous décidez que c’est comme ça et que cela finira bien par s’arranger tout seul et que vous ne voulez pas perdre de temps sur « des conneries de développement personnel » ; ou alors vous prenez le temps de faire un travail sur vous-même, de vous faire aider s’il le faut avec l’aide d’un thérapeute (en qui vous avez confiance c’est important), d’en parler avec un proche, ou encore votre famille.

Comme le disait Lao Tseu : « le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur est le chemin ». Le bonheur n’est pas une finalité, c’est quelque chose que l’on vit par petits bouts et au quotidien dans notre vie. C’est quelque chose que l’on peut décider de vivre à travers la méditation, le yoga, le sport, nos amis, les échanges avec les autres, le travail, le partage, le don de soi, l’art… ou que l’on peut rechercher toute sa vie en se fixant des objectifs tout au long du parcours qui ne nous satisferons jamais vraiment.

Tout cela est évidement mon point de vue, je ne donne aucune leçon et j’avais envie de partager ma vision des choses avec vous, car c’est aussi comme cela que j’avance sur le chemin du bonheur, en me remettant en question avec vous 🙂

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5 Comments

  • Reply Aline - Graphiste freelance 13 octobre 2016 at 21 h 41 min

    Des excuses, on peut s’en créer des milliers pour oublier que l’on est responsable de notre vie!
    J’ai beaucoup aimé cet article et je m’entraîne moi-même à réduire ces fameuses excuses et à travailler sur moi. Une fois que l’on a commencé, cela ne s’arrête plus, c’est parfois difficile parce que parfois, on a l’impression qu’il y a toujours un truc à travailler et on croit qu’on arrivera jamais à tout travailler pour atteindre le bonheur parfait.
    Mais comme tu le dis, le bonheur est le chemin, pas sa destination. 😉

  • Reply Lucile 13 octobre 2016 at 21 h 52 min

    Comme je suis d’accord avec toi ta parole est tellement juste et je partage tout ces petits conseils, ce côté spirituel est important dans la maladie du corps comme de l’esprit. Se guérir soi meme pour permettre de guérir tout court. J’avais fait une lecture dans laquelle une thérapeute parlait du traumatisme de la naissance, cette dernière expliquait comment il était difficile de gommer ces douleurs liées à l’enfance d’autant plus si elles se multiplient… 😉 alors nous aujourd’hui en tant qu’adulte il faut accepter ces blessures les comprendre et les guérir

  • Reply Jessica 15 octobre 2016 at 20 h 04 min

    J’aime énormément ton article, il résume tout ce que j’ai appris pendant ma recherche. Merci

  • Reply Missjenn 20 novembre 2016 at 8 h 20 min

    Ton article fait écho en moi d’une façon assez dingue.
    Je me suis éloigné des personnes devenues toxiques et depuis évidemment tout n’est pas parfait mais mon moi interizer revit ! Je peux enfin être moi même et faire mes choix en accord avec mes principes et mes valeurs. …
    Je te souhaite une douce et agréable journée

    • Reply Bonheur au naturel 22 novembre 2016 at 19 h 20 min

      Génial c’est le plus important de s’épanouir 🙂 Merci à toi !

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