Résumé du reportage « Un monde sans viande »

France 5 a diffusé le reportage « Un monde sans viande » ce mardi 16 février. Peut-être avez-vous préféré regarder la Nouvelle Star (je ne vous blâme pas, moi aussi…) mais je l’ai enregistré car je tenais vraiment à le voir. Voici donc le résumé écrit et détaillé !

Pour ceux qui veulent voir le replay c’est par ici.

Capture d’écran 2016-02-17 à 17.13.54Au rythme où vont les choses, les scientifiques annoncent une pénurie : nous sommes 7 milliards d’hommes, nous serons 2 milliards de plus en 2050, si on ne change pas nos habitudes il faudra produire 2 fois plus, mais nous arrivons déjà à saturation.

L’élevage est le facteur de pollution qui contribue le plus au réchauffement climatique, l’industrie  mobilise 30% des terres et consomme 70% de l’eau.

Chaque français mange en moyenne 80kg, ce qui équivaut à 16m2 de forêt remplacée et à la disparition de 15 terrains de foot de végétation. Ce n’est plus une affaire de goût mais question de survie !

La viande est au centre de l’assiette dans l’occident alors que cela devrait être les légumes. Le reportage s’est donc rapproché des gens et industries qui inventent les nourritures de demain.

Capture d’écran 2016-02-17 à 17.07.58Dans le 12ème arrondissement de Paris s’est ouvert La boucherie végétarienne (que je vais tester sans tarder !). Première sur le créneau, elle importe le concept d’un fabriquant aux Pays-Bas. Leurs produits permettent de garder la texture et le goût mais sans viande.

Les recettes sont inspirées du soja en farine, la structure et la consistance sont ressemblantes et l’industriel hollandais s’est déjà inspiré d’une cinquantaine de recettes traditionnelles (par exemple le cordon bleu, équivalent au même prix que chez le boucher classique). La société est implantée dans 38 pays.

Les industriels du futur s’intéressent également aux « flexitariens » : ceux qui réduisent leur consommation de viande mais ne sont pas prêts à s’en passer.

Les magasins se développent de plus en plus, le marché a un fort potentiel et les prix se rapprochent de plus en plus des produits classiques composés de viandes. Un des enquêteurs interviewé est également persuadé que ces derniers rempliront les rayons de nos supermarchés classiques dans les années à venir ! (et c’est tant mieux si les produits restent bons)

Le reportage a néanmoins voulu souligner un point important : attention de ne pas consommer trop de soja car ce dernier est constitué de isoflavones (phyto-oestrogène). Il faut veiller à ne pas en abuser et le taux à ne pas dépasser pour la santé chez les enfants est de 30 grammes par jour.

L’intérêt n’est donc pas de se bourrer de soja mais bien de diversifier son alimentation !

Capture d’écran 2016-02-17 à 17.09.33En Californie, la viande végétale est déjà très développée et les inventions sont nombreuses. Le créateur du burger végétal a un succès fou, il est très bien pour la santé (anti-oxydant, calcium, omega) et les gens trouvent ça bon, pour moins de 3$ ! Ce dernier n’utilise donc pas que du soja mais surtout du pois, de la betterave, du piment, des algues par exemple, avec de nombreuses protéines !

Le marché n’est donc pas prêt de se calmer, 200 millions d’euros ont été investis dans le secteur l’année dernière et c’est tant mieux.

Pour rappel, pour produire un steak animal il faut 1500L d’eau et 1,5k de protéines alors que pour un steak végétal il faut simplement 180L d’eau et 30g de protéines. Si l’élevage disparaissait on pourrait nourrir 27 milliards d’hommes…

L’autre problème majeur est le soja aux OGM très fortement utilisé pour l’élevage industriel : la France a importé 3 millions de ce soja transgénique l’an dernier pour l’alimentation animale…

Ce dernier est cultivé en Amérique du Nord ou du Sud, c’est une véritable catastrophe et il engendre de la déforestation de masse (surtout au Paraguay avec -2,5 millions de forêt) et les populations n’en mangent même pas !

Les enfants subissent des déformations à cause des OGM si les femmes enceintes habitent à moins de 1km d’un champ et les locaux ne peuvent pas acheter de terres pour cultiver à manger car les industriels les possèdent. Ils les occupent illégalement et risquent la mort car la police leur tirent dessus.

Capture d’écran 2016-02-17 à 17.12.01Ensuite, le reportage s’est intéressé à une chaine de restaurant à Paris (le Café Pinson) qui ne se dit pas végétarien mais sain, pour viser un public plus large et ne sert pas de viande, que des produits frais bio ou cuisinés maison.

La créatrice affirme qu’il faut se défaire de cette obsession pour la viande, il faut chercher l’alternative dans la nature et chez le primeur. Imaginez, bientôt un pavillon de 6000m2 sera réservé au bio au marché de Rungis ! Elle parle également de super-aliments comme le Kale, riche en nombreux minéraux qui permettent aux végétariens de combler les carences sans problème.

Pour terminer, Hervé This, chercheur renommé en bio-chimie, pense à une nouvelle façon de se nourrir. Il cuisine les composés purs extraits d’elements naturels ou synthétiques. Pour faire des économies d’énergie il propose de tout déshydrater, ça ne pourrit pas, le poids est réduit et le transport facilité et fini le gaspillage.

Il a inventé la cuisine « note à note » : il mélange par exemple des protéines, de l’eau, de la gélatine, du glucose et de l’huile pour se rapprocher de la composition de la viande puis met de l’extrait de champignons et en ressort une galette qui a le goût de la viande aux champignons.

Il ne cherche pas à s’enrichir ou à lancer de débat politique mais pense simplement à ses enfants et petit-enfants !

Alors les Français sont-ils trop attachés à la gastronomie pour manger autrement ? Malgré la déforestation, le consommateur ne semble pas vraiment prêt à changer… Mais aurons-nous le choix ?

Et bien moi je dis non ! Alors le changement, c’est maintenant 🙂

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